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Corderie Lancelin : cap sur l’export

11 mars 2018

Corderie Lancelin : cap sur l'export

 

Il incarne la quatrième génération de cette entreprise familiale basée à Ernée en Mayenne. Nicolas LANCELIN est à la barre de la Corderie Lancelin depuis 15 ans maintenant.

 

 

 

C'est sous son impulsion que la PME s'est lancée à l'international : "En 2007, nous avons vraiment ressenti un essoufflement du marché du yachting en France. Cette année là, nous avons décidé de stopper notre présence sur la salon nautique de Paris. Cela représentait un budget considérable pour l'entreprise et un retour sur investissement moindre", précise Nicolas LANCELIN. "Nous avons franchi le pas en 2008. Avec le soutien d'Ubifrance (aujourd'hui business France) et de la CCI de Mayenne, nous avons participé au Dubai Yacht Show, et ce fut un succès", ajoute-t-il.

 

Le secteur des cordages en textile synthétiques, pour la plaisance et l'industrie, est certes un marché de niche, mais l'entreprise mayennaise a su, petit à petit, imposer son savoir faire au-delà de nos frontières. En 2008, seul 1 % du chiffre d'affaire était réalisé à l'export. Aujourd'hui, 25 % du CA provient de l'international sur une trentaine de pays.

 

"Il s'agit d'un vrai tournant pour l'entreprise et nous avons dû nous adapter. Je pense qu'il est important de savoir investir en interne. Par exemple, nous avons crée un service dédié à l'export et embauché deux personnes. Le personnel administratif suit des cours d'anglais au sein de l'entreprise chaque semaine", confie Nicolas LANCELIN.

 

 

Pour lui, la présence à l'international a apporté une réelle dynamique à l'entreprise qui travaille désormais sur le développement de ses produits dans le secteur industriel. "Les PME françaises souffrent d'un complexe d'infériorité et n'osent pas assez se lancer à l'international. En travaillant à l'export, je me suis rendu compte que notre savoir faire était vraiment recherché et que la taille de l'entreprise importait peu tant que le professionnalisme était là. De plus, dans notre cas,l'aspect entreprise familiale, a tendance à rassurer les clients".

 

Mais le dirigeant ne fait pas non plus preuve d'angélisme : "l'export n'est pas la solution miracle ; chaque nouveau marché représente un investissement et cela prend environ deux ans avant d'avoir les premières retombées. Nous avons eu quelques problèmes administratifs, avec les douanes aux Etats-Unis notamment, et avons perdu des marchés. Il faut savoir où l'on met les pieds et faire preuve de patience".

 

Toujours entre deux déplacements, Nicolas LANCELIN se rend 12 à 14 fois par an à l'étranger. Prochain voyage, l'Australie avec un secteur du yachting en pleine expansion.

 

Et le chef d'entreprise est prêt à partager ses connaissances : "à l'export, je suis un fervent défenseur du parrainage. Les PME françaises doivent se serrer les coudes, je suis prêt à aider les chefs d'entreprises qui souhaitent se lancer. Sur des marchés lointains, à plusieurs, on est toujours plus forts".


À bon entendeur !

 

Plus d'informations : http://www.lancelin.com/ 

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